Afrique de l’Ouest : La CEDEAO pourrait-elle s’inspirer de l’AES pour une coalition unie contre le terrorisme ? 

Depuis l’accession du Président Ibrahim Traoré à la tête du Burkina Faso, aux côtés de ses homologues maliens et nigériens formant l’Alliance des États du Sahel (AES), la lutte contre le terrorisme dans la région a pris une nouvelle direction. Contrairement à la CEDEAO, souvent critiquée pour son manque d’efficacité face à cette menace, l’AES a mis en place une coopération militaire renforcée qui commence à porter ses fruits.

Sous les régimes précédents au Burkina Faso, les attaques terroristes frappaient régulièrement les villages, causant des pertes humaines tragiques, parfois dépassant les 150 victimes civiles. Aujourd’hui, grâce à une stratégie plus proactive, la situation sécuritaire évolue. Les groupes armés subissent une pression constante et voient leur liberté d’action considérablement réduite. L’un des facteurs clés de ce revirement est la capacité des Forces armées de l’AES à mener des opérations transfrontalières coordonnées, réduisant ainsi les sanctuaires où les terroristes pouvaient autrefois se replier en toute impunité.

Cette dynamique repose sur une coopération étroite entre les armées burkinabè, maliennes et nigériennes. L’échange de renseignements, la mutualisation des ressources et l’exécution conjointe d’opérations militaires ont permis d’atteindre des résultats concrets. Des zones qui étaient autrefois sous le contrôle de groupes armés sont progressivement sécurisées et les populations retrouvent un sentiment de confiance envers leurs gouvernements et leurs Forces de défense.

Si l’ensemble des pays de la CEDEAO adoptait un modèle similaire, une réponse régionale plus efficace pourrait être mise en place pour contrer la menace terroriste.

>> Relire l’article AES : Les révélations d’un agent de la DGSE dévoilent les manœuvres machiavéliques de la France pour déstabiliser l’Alliance des États du Sahel

Abdoul NANEMA 

Laisser un commentaire

POLITIQUE